dimanche 16 décembre 2012

L'espoir

Cette année, j’apprécie particulièrement la période de l’avent qui pour les chrétiens représente la période de la préparation de la venue du Christ. Depuis novembre, la grisaille, les journées courtes, la pluie, le froid et le vent se sont installées dans nos vies. Depuis les époques païennes, des réjouissances s'organisent durant ce temps de l'année, manifestant la volonté des hommes de conjurer la peur de rentrer dans une maison morte plongée dans la nuit et l’arrivée effrayante de longues nuits. Le symbole principal de l’avent est sans conteste la lumière qui chasse l’obscurité, mais aussi représente l’espoir et la lutte contre le mal, la souffrance, l’impuissance. L’attente de Noël se transforme en célébration de la lumière et de la fécondité. Les jours sombres se remplissent de lumières. Des symboles religieux qui, lorsqu’on s’y arrête, contribuent à modérer la frénésie de Noël telle qu’on la connaît pour en faire une expérience significative et transcendante comme elle se doit d’être.  




vendredi 14 décembre 2012

Le magasinage


Nous vivons dans une société qui ne valorise que l’agir et nous encourage à fuir tout sentiment d’inconfort physique et psychique. Dans la presse d’il y a quelques semaines, on parlait du magasinage comme d’une drogue douce. « Dans la société de consommation, acheter est devenue une drogue socialement acceptable. » On décrit les acheteurs compulsifs comme étant des gens qui ont une carence affective, qui magasinent pour combler un manque. Ils vont acheter comme d’autres prennent de l’alcool. Mais contrairement à la drogue ou l’alcool, le magasinage est valorisé. Même le gouvernement incite à acheter pour stimuler la croissance économique. Les enfants apprennent à développer l’habitude de penser : quand ça ne va pas, quand je suis triste, je vais magasiner pour combler le vide. Ainsi, les entreprises vendent du bonheur.

Ma fille Léah me disait lors d’un souper en tête à tête récemment « Maman, je ne veux plus que tu me demandes ce que je souhaite avoir pour Noël. Cette fête que je vois de plus en plus comme un simple prétexte à la consommation me déplaît de plus en plus. Cela devrait être un moment ou le but est d’être ensemble, en profiter pour échanger de petits cadeaux peu dispendieux qu’on a pris le temps de choisir pour le plaisir de donner à ceux qu’on aime. » Je suis reconnaissante pour ta sagesse, chère Léah.

Le cancer a certainement un impact sur nos vies, physiquement et affectivement et il aura sans doute aussi un impact économique. Suite aux 16 semaines de prestations gouvernementales pour un congé de maladies se terminant en janvier, je ne recevrai pas un sou pendant les mois, voir l’année où je composerai avec la maladie. Cela fait en sorte que l’on doive évaluer clairement notre budget et surtout, déterminer quelles sont nos priorités et éliminer tout superflu. Je souhaite choisir de voir cette occasion comme un beau défi : s’en tenir à l’essentiel, à ce qui compte. Concentrer notre attention sur nos vrais besoins et voir à les combler avec du vrai.